
Elle retrouve le livret ouvert par sa marraine en 1998 : au guichet de Rennes, on lui répond que le compte n’existe plus
Le carton sentait la poussière et la lavande sèche, posé sur la table de la cuisine à Cesson-Sévigné. Il était presque vingt-deux heures, la pluie tapait doucement contre la fenêtre. Camille soulevait des enveloppes jaunies une à une quand un petit carnet bleu a glissé sur le carrelage. Sur la couverture, son prénom, écrit à l'encre violette par sa marraine, en 1998.























