
Il pose chaque soir une soucoupe de lait au bout de son potager : en novembre, le hérisson qu’il nourrit depuis septembre titube entre les poireaux
Il est vingt et une heures, et la lampe frontale de Gérard découpe un rond jaune sur les feuilles de blettes. Le gravier crisse sous ses sabots. Dans sa main, une soucoupe ébréchée, remplie à ras bord de lait entier, tremble un peu. Il la pose contre la bordure en bois, près du tas de compost, puis il éteint sa lampe et attend.























