
Il rentre du bureau à 17 heures dans le noir depuis octobre : chaque après-midi, une fatigue lourde qui n’a rien à voir avec son travail
La cafetière de l'étage gargouillait encore quand Julien a levé les yeux de son écran. Il était 16 h 40, un mardi de novembre, et la fenêtre derrière lui avait déjà viré au bleu sombre. Dans l'open space, quelqu'un a allumé les néons d'un geste sec. Julien s'est frotté les paupières, a soupiré, et a refermé un mail auquel il n'avait plus la force de répondre.



















