
Il pose chaque soir une soucoupe de lait pour le hérisson du jardin : trois semaines plus tard, l’animal titube sur la pelouse, le ventre creux
Vingt-deux heures, une lampe de jardin qui grésille au-dessus de la porte-fenêtre. Gérard pose la soucoupe ébréchée sur la dalle, juste à côté du pot de romarin, et verse le lait d'un geste lent. Puis il éteint, s'assoit dans le noir derrière la vitre. Dans la haie de troènes, un froissement de feuilles sèches, un petit souffle, et le hérisson apparaît.











