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En 48 heures, 37 personnels de l'Éducation nationale ont été blessés en marge des mouvements lycéens. Le ministre Édouard Geffray a dressé ce bilan devant le Sénat, mercredi 4 novembre.
L’essentiel en 3 points
- Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a annoncé 37 personnels blessés en deux jours lors des mouvements lycéens.
- Plus de 1 000 plaintes ont été déposées et plus de 200 personnels blessés depuis la mi-septembre, selon le ministère.
- Des mortiers d'artifice ont visé des lycées franciliens, tandis qu'une directrice et une enseignante ont été agressées à Nice.
Un bilan lourd présenté devant les sénateurs
Mercredi 4 novembre, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a répondu aux questions des sénateurs. Il a livré un chiffre qui a marqué l'hémicycle : 37 personnels blessés en deux jours.
Ces blessures sont survenues dans le cadre des blocages et du mouvement lycéen. Le ministre a souligné un paradoxe : ces violences surviennent alors que les blocages eux-mêmes sont devenus résiduels.
Il a aussi indiqué que l'institution avait déposé pas moins de 1 000 plaintes depuis le début de ce mouvement. Ce volume donne la mesure d'une tension qui dure depuis plusieurs semaines.
Pour les équipes sur le terrain, ce bilan traduit un quotidien devenu difficile. Directeurs, surveillants et enseignants se retrouvent en première ligne lors de ces journées agitées.
Les violences continuent alors même que les blocages lycéens sont devenus résiduels, selon le ministre.
L'agression de Nice au cœur des échanges
Le ministre était notamment interrogé sur un fait survenu lundi dans une école de Nice. Une mère d'élève a menacé la directrice et une enseignante avec une arme, puis les a frappées.
Pour Édouard Geffray, cet acte ne peut pas être isolé du contexte général. Il a parlé d'un acte extrêmement grave qui s'inscrit dans une série visant l'institution scolaire.
- 37 personnels blessés en 48 heures, selon Édouard Geffray.
- Plus de 1 000 plaintes déposées depuis le début du mouvement.
- Plus de 200 personnels blessés depuis la mi-septembre, d'après le ministère.
- Une directrice et une enseignante agressées par une mère d'élève à Nice, lundi.
- Des mortiers d'artifice tirés mardi matin dans plusieurs lycées de l'Essonne.
- Une procédure disciplinaire possible contre les auteurs identifiés, selon le rectorat de Versailles.
| Lieu | Établissement | Faits rapportés |
|---|---|---|
| Nice | École | Directrice et enseignante menacées avec une arme et frappées par une mère d'élève |
| Évry | Lycée du Parc des Loges | Surveillante blessée à l'oreille par un mortier d'artifice |
| Corbeil-Essonnes | Lycée Doisneau | Chef d'établissement, adjointe et assistant de sécurité visés par des tirs |
| Quincy-sous-Sénart | Lycée Les Frères Moreau | Tirs visant le chef d'établissement, intervention des forces de l'ordre |
Les chefs d'établissement particulièrement visés
Le ministre a insisté sur une cible précise : les directeurs et directrices d'école, ainsi que les chefs d'établissement. Ce sont eux qui incarnent l'autorité de l'école au quotidien.
Cette fonction les expose davantage lors des conflits. Ils gèrent les entrées, les blocages devant les grilles et les relations parfois tendues avec les familles.
L'affaire de Nice montre que ces tensions ne concernent pas uniquement les lycées. Une école primaire peut aussi devenir le théâtre de violences graves contre le personnel.
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Des mortiers d'artifice tirés en Île-de-France
Mardi matin, plusieurs lycées franciliens ont été visés par des tirs de mortiers d'artifice. Le rectorat de Versailles a fait connaître ces faits et a déclaré les condamner fermement.
À Évry, au lycée du Parc des Loges, une surveillante a été blessée à l'oreille. Ce type de projectile peut provoquer des blessures sérieuses, notamment auditives, à courte distance.
À Corbeil-Essonnes, au lycée Doisneau, le chef d'établissement, son adjointe et l'assistant de prévention et de sécurité ont été pris pour cible par ces tirs.
Intervention des forces de l'ordre à Quincy-sous-Sénart
Au lycée Les Frères Moreau de Quincy-sous-Sénart, des tirs ont visé le chef d'établissement. Les forces de l'ordre sont intervenues sur place après ces faits.
Le rectorat a précisé la suite envisagée. Une procédure disciplinaire pourra être engagée contre les auteurs, une fois qu'ils auront été identifiés.
Ces trois établissements se situent dans l'Essonne. Ils illustrent la concentration de ces violences dans certains secteurs de la région parisienne en ce début de semaine.
Directeurs d'école et chefs d'établissement apparaissent comme les premières cibles de cette série d'actes.
Plus de 200 blessés depuis la mi-septembre
Le chiffre de 37 blessés s'ajoute à un bilan plus large. Selon le ministère, plus de 200 personnels de l'Éducation nationale ont été blessés depuis le début du mouvement, à la mi-septembre.
Sur environ sept semaines, cela représente une moyenne élevée d'incidents. Chaque blessure touche un adulte venu travailler dans un établissement censé rester un lieu calme.
Les plaintes déposées, plus d'un millier, montrent que l'institution choisit la voie judiciaire. Elle cherche ainsi à protéger ses agents et à faire reconnaître la gravité des faits.
Reste à savoir comment le climat évoluera dans les prochaines semaines. Les annonces du ministre au Sénat placent la sécurité des personnels au premier plan du débat.
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Questions fréquentes
Combien de personnels de l'Éducation nationale ont été blessés pendant les blocages lycéens ?
Le ministre Édouard Geffray a annoncé 37 blessés en 48 heures. Depuis la mi-septembre, le ministère en compte plus de 200.
Combien de plaintes ont été déposées depuis le début du mouvement lycéen ?
Selon le ministre, pas moins de 1 000 plaintes ont été déposées. Ce chiffre couvre la période depuis le début du mouvement, à la mi-septembre.
Que s'est-il passé dans une école de Nice ?
Lundi, une mère d'élève a menacé la directrice et une enseignante avec une arme. Elle les a ensuite frappées, un acte qualifié d'extrêmement grave par le ministre.
Quels lycées ont été visés par des mortiers d'artifice ?
Mardi matin, le lycée du Parc des Loges à Évry, le lycée Doisneau à Corbeil-Essonnes et le lycée Les Frères Moreau à Quincy-sous-Sénart ont été concernés. Le rectorat de Versailles a condamné ces actes.
Quelles sanctions risquent les auteurs des tirs dans les lycées ?
Le rectorat de Versailles indique qu'une procédure disciplinaire pourra être engagée. Elle interviendra lorsque les auteurs auront été identifiés.
Qui est Édouard Geffray ?
Édouard Geffray est le ministre de l'Éducation nationale. Il a présenté ce bilan devant le Sénat le mercredi 4 novembre.
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