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Trois éclats, deux à la cuisse et un au bras, et des hématomes partout. Brigitte, ancienne institutrice de près de 70 ans, raconte avec son mari Jean-Marc leur après-midi du jeudi 5 novembre près du pont des Catalans, à Toulouse.
L’essentiel en 3 points
- Un couple de retraités de l'Éducation nationale affirme avoir été blessé et brutalisé lors de la manifestation interdite du 5 novembre à Toulouse.
- Brigitte dit avoir reçu plusieurs éclats d'une grenade, tandis que son mari aurait été jeté à terre en voulant la suivre hors du cordon policier.
- Elle a été soignée par des street-médics, s'est rendue aux urgences et souhaite porter plainte.
Un cortège parti de Saint-Cyprien jusqu'au pont des Catalans
Brigitte et Jean-Marc vivent dans l'ouest toulousain. Tous deux sont retraités de l'Éducation nationale et approchent des 70 ans.
Le jeudi 5 novembre, ils rejoignent le cortège parti du quartier Saint-Cyprien. Cette manifestation n'était pas autorisée sur le parcours emprunté, selon les informations rapportées.
Jean-Marc situe la scène vers 15 h 45, au pied du pont des Catalans. Le couple se trouve alors près du feu qui mène vers le Théâtre Garonne, face aux Abattoirs.
D'après son récit, des véhicules et un cordon de policiers bloquent à ce moment la progression des manifestants.
Le couple affirme qu'il n'était que cinq à cet endroit, entouré d'espace, sans violences de manifestants à proximité.
Des gaz lacrymogènes, puis des éclats en pleine fuite
Brigitte assure qu'elle se tenait loin de l'agitation. Elle décrit un endroit plutôt calme, avant l'usage de gaz lacrymogènes au pied du pont.
Le couple se retourne alors et cherche à s'éloigner. Les deux retraités se dirigent vers le Carrefour Contact situé à proximité, pour se mettre à l'abri.
C'est dans ce secteur que Brigitte aurait été touchée. Jean-Marc se souvient du moment où elle lui a simplement dit qu'elle était touchée.
- Lieu : pied du pont des Catalans, face aux Abattoirs, à Toulouse.
- Heure indiquée par le couple : environ 15 h 45, le jeudi 5 novembre.
- Blessures décrites : deux impacts à la cuisse, un au bras et de nombreux hématomes.
- Premiers soins : poche de glace et sérum physiologique apportés par des street-médics.
- Suites : passage aux urgences, constat chez le médecin et projet de plainte.
- Jean-Marc dit avoir été poussé au sol en voulant suivre son épouse hors du cordon.
| Étape | Ce que rapporte le couple |
|---|---|
| Départ | Cortège parti de Saint-Cyprien |
| Vers 15 h 45 | Cordon policier et véhicules au pied du pont des Catalans |
| Gaz lacrymogènes | Fuite vers le Carrefour Contact voisin, Brigitte touchée par des éclats |
| Sortie du cordon | Passage d'abord refusé, puis accordé à Brigitte ; Jean-Marc jeté à terre |
| Lendemain | Urgences, rendez-vous médical et volonté de porter plainte |
Deux impacts à la cuisse et un au bras
Jean-Marc évoque deux impacts à la cuisse de son épouse et un troisième au bras. Ils s'accompagnent d'importants hématomes, que la journaliste de la source a pu constater lors de l'entretien.
Le couple attribue ces blessures à une grenade de désencerclement. La nature exacte de l'engin ne peut toutefois pas être établie à partir de leur seul témoignage.
Jean-Marc insiste sur un point : ils n'étaient que cinq à cet endroit, avec de l'espace autour d'eux. Le couple dit n'avoir vu aucune violence de manifestants à proximité immédiate.
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Un cordon policier difficile à franchir
Blessée et choquée, Brigitte veut partir. Selon le couple, les policiers refusent d'abord de les laisser passer.
Elle s'adresse alors directement à un agent, en rappelant son âge et sa blessure. Un policier finit par l'autoriser à franchir le cordon.
Jean-Marc demande à la suivre pour l'aider. Il affirme avoir été empoigné, poussé violemment en arrière, puis s'être retrouvé au sol. Brigitte confirme cette version et le couple assure que des témoins ont vu la scène.
Le sentiment d'être pris au piège
Jean-Marc raconte que plusieurs personnes âgées voulaient quitter les lieux en même temps. Selon lui, les forces de l'ordre les empêchaient de rejoindre une rue voisine.
Les personnes présentes auraient été maintenues sur la grande avenue des allées Charles-de-Fitte. Une situation que le couple vit comme un piège.
Sur les avertissements, son récit est plus nuancé. Il dit ne pas avoir entendu de sommation au moment des gaz, mais se souvient d'une annonce antérieure au petit mégaphone, jugée peu audible pour une grande partie du cortège.
Après une vingtaine d'années de manifestations, Brigitte répète qu'elle n'avait jamais vu une telle scène.
Soins, constat médical et projet de plainte
Sur place, Brigitte a été prise en charge par des street-médics. Ils lui ont notamment donné une poche de glace et du sérum physiologique.
Elle s'est ensuite rendue aux urgences. Un rendez-vous chez son médecin était prévu le vendredi après-midi pour faire constater ses blessures, en vue d'une plainte.
Originaires de la région parisienne, les deux retraités disent manifester régulièrement depuis une vingtaine d'années. Jean-Marc était instituteur et il est officier des Palmes académiques.
Ils acceptent de montrer leurs blessures, mais refusent que leurs visages soient publiés. Tous deux disent rester profondément choqués par ce qu'ils ont vécu en tentant simplement de partir.
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Questions fréquentes
Que s'est-il passé à Toulouse lors de la manifestation du 5 novembre ?
Une manifestation interdite a donné lieu à un face-à-face avec les forces de l'ordre près du pont des Catalans. Un couple de retraités dit y avoir été blessé et brutalisé.
Où se trouve le lieu des faits décrits par le couple ?
Au pied du pont des Catalans, près du feu menant au Théâtre Garonne, face aux Abattoirs. Le couple a ensuite cherché refuge vers un Carrefour Contact voisin.
Quelles blessures a reçues la retraitée ?
Son mari évoque deux impacts à la cuisse et un au bras, avec d'importants hématomes. Le couple les attribue à une grenade de désencerclement, sans que cela puisse être établi avec certitude.
Y a-t-il eu des sommations avant l'usage des gaz ?
Jean-Marc dit ne pas en avoir entendu au moment des gaz. Il se souvient d'une annonce antérieure au petit mégaphone, qu'il juge peu audible.
Le couple va-t-il porter plainte ?
Brigitte souhaite porter plainte. Elle s'est rendue aux urgences et avait rendez-vous chez son médecin pour faire constater ses blessures.
Qui sont les deux retraités qui témoignent ?
Brigitte et Jean-Marc sont retraités de l'Éducation nationale et vivent dans l'ouest toulousain. Ils manifestent depuis une vingtaine d'années et n'ont pas souhaité montrer leurs visages.
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