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La myxomatose du lièvre n'a pas encore été repérée dans le Lot-et-Garonne, mais la fédération départementale des chasseurs prépare déjà la riposte. Son idée surprend : laisser vivre les animaux malades pour aider l'espèce à résister.
L’essentiel en 3 points
- Une forme de myxomatose capable de toucher le lièvre, identifiée en Espagne en 2018, a atteint la France en 2025.
- Selon plusieurs études, la mortalité moyenne des lièvres touchés par ce virus atteindrait 55 %.
- Dans le Lot-et-Garonne, les chasseurs prévoient des limitations temporaires de chasse et l'interdiction de prélever les lièvres malades.
Un virus longtemps cantonné à la péninsule Ibérique
Pendant des décennies, la myxomatose du lièvre ne circulait qu'en Espagne et au Portugal. La France restait à l'écart, protégée par la distance et le temps.
La situation a changé récemment. Le virus progresse désormais sur le territoire français, au point d'inquiéter plusieurs fédérations de chasseurs, comme le rapporte le site Chassons.com.
Le Lot-et-Garonne fait partie des départements qui anticipent. La maladie n'y a pas encore été détectée, mais les spécialistes jugent son arrivée inévitable d'ici quelques années.
Ce délai laisse un peu de temps pour s'organiser. La fédération départementale a choisi de ne pas attendre les premiers cas pour réfléchir à sa façon de réagir.
Dans le Lot-et-Garonne, la meilleure défense du lièvre pourrait venir des animaux malades eux-mêmes.
Une maladie qui a franchi la barrière des espèces
Pendant une soixantaine d'années, la myxomatose était vue comme une maladie propre au lapin de garenne. Le lièvre, cousin proche, semblait épargné par ce fléau bien connu des campagnes.
En 2018, un virus dit recombinant a été identifié chez un lièvre ibérique en Espagne, puis au Portugal. Cette nouvelle forme a montré qu'elle pouvait toucher une autre espèce que le lapin.
La maladie a ensuite gagné de nombreux pays européens. Elle a fini par atteindre la France en 2025, ce qui explique la vigilance actuelle dans le Lot-et-Garonne.
- 2018 : identification d'un virus recombinant chez un lièvre ibérique en Espagne.
- Le virus est ensuite repéré au Portugal puis dans de nombreux pays européens.
- 2025 : la myxomatose du lièvre est détectée en France.
- Mortalité moyenne estimée à 55 % chez les animaux touchés, selon plusieurs études.
- Lot-et-Garonne : limitations temporaires de chasse prévues par la fédération départementale.
- Interdiction envisagée de prélever les lièvres malades pour favoriser l'immunité collective.
| Étape | Lieu | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Pendant des décennies | Péninsule Ibérique | La myxomatose est vue comme une maladie du lapin de garenne |
| 2018 | Espagne puis Portugal | Un virus recombinant est identifié chez le lièvre ibérique |
| Années suivantes | Nombreux pays européens | La maladie du lièvre se propage |
| 2025 | France | Premières détections sur le territoire |
| D'ici quelques années | Lot-et-Garonne | Arrivée jugée inévitable, mesures préparées |
Un taux de mortalité qui inquiète
Selon plusieurs études, la mortalité moyenne chez les animaux touchés par ce virus atteindrait 55 %. Plus d'un lièvre malade sur deux succomberait donc à l'infection.
Pour une population sauvage, un tel chiffre peut provoquer un recul brutal des effectifs. C'est ce risque que les chasseurs du Lot-et-Garonne veulent limiter en préparant des mesures en amont.
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Ce que prévoient les chasseurs du Lot-et-Garonne
La Fédération départementale des chasseurs du Lot-et-Garonne envisage d'abord des limitations temporaires de chasse. Moins de prélèvements, c'est davantage de lièvres pour maintenir la population.
Elle prévoit aussi une mesure plus inattendue : interdire le prélèvement des lièvres malades. Au premier abord, l'idée peut sembler contraire au bon sens sanitaire.
Le raisonnement repose pourtant sur la manière dont une population animale peut s'adapter à une maladie sur la durée.
Pourquoi épargner les animaux malades
Selon la fédération, les lièvres malades joueront un rôle majeur dans la création d'une immunité collective. Ceux qui survivent développent des anticorps contre la maladie.
Ces anticorps peuvent être transmis aux levrauts, les jeunes lièvres. La génération suivante dispose ainsi d'une meilleure protection face au virus.
Retirer ces animaux reviendrait donc à priver l'espèce d'une partie de ses défenses naturelles. La stratégie mise sur la résistance de la faune sauvage plutôt que sur l'élimination.
Une nouvelle forme de myxomatose, née en Espagne en 2018, oblige les chasseurs à repenser leurs pratiques.
Un enjeu pour la faune sauvage et la biodiversité
Le lièvre fait partie des espèces familières des plaines, des champs et des lisières de bois. Son déclin éventuel toucherait l'équilibre des milieux où il vit.
La progression de cette maladie rappelle qu'un virus peut évoluer et franchir des frontières entre espèces. L'exemple du lapin de garenne, frappé depuis longtemps, sert ici de repère.
L'approche du Lot-et-Garonne illustre une gestion par anticipation. Elle combine réduction de la pression de chasse et respect des mécanismes naturels d'immunité.
Pour les promeneurs comme pour les chasseurs, l'observation des lièvres dans les prochaines années permettra de mesurer l'arrivée réelle du virus dans le département.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que la myxomatose du lièvre ?
C'est une forme de myxomatose issue d'un virus recombinant capable de toucher le lièvre. Elle a été identifiée en 2018 chez un lièvre ibérique en Espagne. Avant cela, la maladie était considérée comme propre au lapin de garenne.
La myxomatose du lièvre est-elle présente en France ?
Oui, la maladie a été détectée en France en 2025. Elle progresse depuis sur le territoire. Plusieurs fédérations de chasseurs se préparent à son arrivée.
La myxomatose est-elle arrivée dans le Lot-et-Garonne ?
Non, elle n'a pas encore été détectée dans le département. Selon les spécialistes, son arrivée y est toutefois inévitable d'ici quelques années.
Quelle est la mortalité de la myxomatose chez le lièvre ?
Selon plusieurs études, la mortalité moyenne des animaux touchés atteindrait 55 %. Cela signifie que plus d'un lièvre malade sur deux en mourrait.
Pourquoi ne pas tuer les lièvres malades de la myxomatose ?
La fédération des chasseurs du Lot-et-Garonne estime qu'ils jouent un rôle majeur dans l'immunité collective. Ils peuvent transmettre des anticorps à leurs levrauts, qui seront mieux protégés.
Quelles mesures de chasse sont prévues dans le Lot-et-Garonne ?
La fédération départementale prévoit des limitations temporaires de chasse. Elle planifie aussi d'interdire le prélèvement des lièvres malades.
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