Voiture neuve ou d’occasion : pour 52 % des acheteurs d’occasion, le prix passe avant tout, loin devant l’impact environnemental cité par 7 %

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Au moment d'acheter une voiture, le budget écrase presque tout le reste. Une vaste étude menée auprès de 15 770 automobilistes dans 13 pays le confirme, et montre que l'environnement pèse encore peu dans la décision.

L’essentiel en 3 points

  • Le prix est le premier critère pour 39 % des acheteurs de voitures neuves et 52 % des acheteurs d'occasion, contre 10 % et 7 % pour l'impact environnemental.
  • En France, 71 % des automobilistes ont déjà renoncé à une marque pour des raisons de budget, même si 48 % disent préférer les marques nationales.
  • La flambée des carburants pousse 60 % des Français à envisager un véhicule électrique ou hybride.

Le prix, premier critère loin devant l'environnement

L'étude de l'observatoire Cetelem a interrogé 15 770 automobilistes, dont plus de 3 000 Français. Elle couvre treize pays, de l'Allemagne au Japon en passant par la Chine, les États-Unis et la Turquie.

Le verdict est net. Le prix arrive en tête pour 39 % des personnes qui cherchent une voiture neuve et pour 52 % de celles qui visent une occasion.

Viennent ensuite la sécurité, citée par 32 % des acheteurs de neuf et 26 % des acheteurs d'occasion. La fiabilité suit de près, avec 27 % et 25 %.

L'impact environnemental reste très en retrait. Il ne pèse que pour 10 % des acheteurs de neuf et 7 % des acheteurs d'occasion, à peine plus que le pays de production.

L'environnement ne guide le choix que de 7 % des acheteurs de voitures d'occasion, loin derrière le prix.

Les marques nationales face au portefeuille

À modèle comparable, six automobilistes sur dix choisissent une marque étrangère moins chère plutôt qu'une marque de leur pays. Le budget l'emporte donc sur le sentiment d'appartenance.

En France, la moitié des personnes interrogées placent le prix en premier pour une voiture neuve. C'est nettement plus que la moyenne des treize pays étudiés.

Pourtant, 48 % des Français affirment préférer les marques nationales. Mais 71 % reconnaissent avoir déjà abandonné une marque parce qu'elle dépassait leur budget.

  • Comparer le coût d'usage total, carburant ou recharge compris, et pas seulement le prix d'achat.
  • Vérifier le groupe propriétaire d'une marque avant de croire acheter local.
  • Regarder les modèles hybrides et électriques d'occasion, où le prix reste décisif pour 52 % des acheteurs.
  • Garder la sécurité et la fiabilité dans ses critères, citées juste après le prix.
  • Accepter un écart d'environ 5 % si l'on tient à une production nationale ou régionale.
Critère de choix Voiture neuve Voiture d'occasion
Prix 39 % 52 %
Sécurité 32 % 26 %
Fiabilité 27 % 25 %
Marque 18 % 16 %
Impact environnemental 10 % 7 %

Un léger surcoût accepté, mais pas plus

Dans l'ensemble des pays étudiés, 76 % des automobilistes accepteraient de payer un peu plus cher pour une voiture nationale ou régionale. L'écart toléré tourne autour de 5 %.

L'attachement aux marques locales varie fortement selon les pays. Il est le plus fort au Japon, avec 83 %, devant l'Allemagne à 53 %, la Chine à 52 % et les États-Unis à 51 %.

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Des marques dont on ignore souvent l'origine

Encore faut-il savoir à qui appartient vraiment une marque. Flavien Neuvy, directeur de l'observatoire Cetelem, l'a souligné lors d'une conférence de presse.

Beaucoup d'acheteurs se fient à l'histoire d'un nom plutôt qu'à son propriétaire actuel. Cette confusion brouille le choix de ceux qui veulent consommer local.

MG et Volvo, deux exemples parlants

Une majorité de personnes interrogées ignorent que MG, autrefois britannique, appartient aujourd'hui à un groupe chinois. Il en va de même pour Volvo, née en Suède.

Ces deux marques sont passées sous contrôle chinois depuis plusieurs années. Pour l'acheteur soucieux de l'origine de sa voiture, vérifier le groupe propriétaire devient un réflexe utile.

Ce sont les prix à la pompe, plus que les convictions, qui accélèrent le passage à l'électrique.

Carburants chers : l'électrique et l'hybride gagnent du terrain

Malgré un marché jugé fragile, près d'un tiers des automobilistes français comptent acheter un véhicule dans l'année. La hausse des coûts d'usage pèse lourd dans leurs projets.

Avec l'envolée des prix des carburants, 60 % des Français envisagent un modèle électrique ou hybride. Ici, l'argument économique rejoint l'enjeu climatique.

Selon Flavien Neuvy, interrogé par l'AFP, la fermeture du détroit d'Ormuz a fait gagner « entre 2 et 3 ans » à la trajectoire des ventes neuves vers le tout électrique.

Par ailleurs, 37 % des Français se disent prêts à acheter une voiture chinoise. Le directeur de l'observatoire y voit un début, en rappelant la méfiance passée envers les marques japonaises et coréennes.

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Questions fréquentes

Quel est le premier critère pour acheter une voiture ?

Selon l'observatoire Cetelem, c'est le prix. Il arrive en tête pour 39 % des acheteurs de neuf et 52 % des acheteurs d'occasion.

L'écologie compte-t-elle dans le choix d'une voiture ?

Assez peu pour l'instant. L'impact environnemental n'est cité que par 10 % des acheteurs de neuf et 7 % des acheteurs d'occasion.

Combien de Français veulent une voiture électrique ou hybride ?

D'après l'étude, 60 % des Français envisagent ce type de véhicule. La hausse des prix des carburants explique en grande partie cet intérêt.

Volvo et MG sont-elles des marques chinoises ?

Elles appartiennent à des groupes chinois depuis plusieurs années. MG était britannique et Volvo a été fondée en Suède, ce que beaucoup ignorent.

Les Français préfèrent-ils les voitures françaises ?

48 % disent préférer les marques nationales. Mais 71 % ont déjà renoncé à une marque à cause de son prix.

Les Français sont-ils prêts à acheter une voiture chinoise ?

Oui pour 37 % d'entre eux, selon l'étude. Flavien Neuvy estime que ce n'est que le début de cette évolution.

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Emilie Morlaes
Emilie Morlaes

Émilie Morlaes a toujours été passionnée par l'écologie et par une façon de vivre plus simple : produits sans chimie, bio, fait maison, consommation raisonnée. Ancienne gérante d'un salon de coiffure à La Grande-Motte, elle suit de près tout ce qui touche à l'environnement, à l'alimentation et aux produits du quotidien, et partage ici ce qui change concrètement pour vous.

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