Loups en France : le plafond d’abattage va passer de 21 à 23 % en 2026, annonce la ministre au Sommet de l’élevage

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Le nombre de loups pouvant être abattus en France va encore augmenter. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, l'a annoncé jeudi lors du Sommet de l'élevage en Auvergne.

L’essentiel en 3 points

  • Le plafond d'abattage des loups pour 2026 doit passer de 21 à 23 % d'une population estimée à un peu plus de 1 000 individus.
  • Les loups non abattus une année pourront être reportés sur le plafond de l'année suivante, selon un décret attendu en décembre.
  • Les éleveurs habilités pourront utiliser des lunettes de visée nocturne ou thermique, une mesure critiquée par la Confédération paysanne.

Un plafond de tirs relevé à 23 % pour 2026

Le gouvernement va relever le plafond autorisé d'abattage de loups pour l'année 2026. Il doit passer de 21 à 23 % de la population totale estimée en France.

L'annonce a été faite par Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, devant les professionnels réunis au Sommet de l'élevage, en Auvergne. Elle a indiqué que les deux points supplémentaires seraient activés très prochainement.

Ce quota est fixé chaque année. Il s'applique à une population de loups estimée à un peu plus de 1 000 individus sur le territoire.

Pour mesurer l'évolution, il faut regarder l'année 2025. Le quota était alors de 19 %, ce qui correspondait à 190 loups abattus.

Le quota de loups abattables passe de 19 % en 2025 à 23 % prévu pour 2026, sur une population d'un peu plus de 1 000 animaux.

Des tirs encadrés pour éviter un arrêt trop précoce

La ministre a insisté sur un point pratique. Elle souhaite poser des conditions aux tirs, pour que le plafond ne soit pas atteint trop tôt dans l'année.

Selon ses propos, si la barre des 23 % était franchie en avance, plus personne ne pourrait tirer. Elle a dit vouloir éviter cette situation, qui laisserait les troupeaux sans défense pendant des mois.

Le loup reste une espèce dont la destruction est interdite en France. Seuls les tirs de défense des troupeaux et les tirs dits de prélèvement sont autorisés.

  • Plafond d'abattage 2026 relevé de 21 à 23 % de la population de loups.
  • Report possible des loups non abattus sur le plafond de l'année suivante.
  • Décret présenté d'ici le 12 octobre, publication prévue en décembre.
  • Lunettes de visée nocturne ou thermique autorisées pour les éleveurs habilités.
  • Ordonnance sur un « permis simplifié » pour les élevages promise avant fin février.
  • Certains départements alpins demandent un seuil porté à 30 %.
Repère Chiffre ou date Précision
Quota 2025 19 % 190 loups abattus
Quota 2026 initial 21 % Avant l'annonce de la ministre
Quota 2026 annoncé 23 % Deux points supplémentaires
Demande alpine 30 % Portée par certains départements
Pertes d'animaux Plus de 10 000 par an Selon les éleveurs

Un report des loups non abattus d'une année sur l'autre

Autre nouveauté annoncée : si le plafond n'est pas atteint une année, les loups non éliminés pourront s'ajouter au plafond de l'année suivante. Le quota deviendrait ainsi cumulable.

Un décret doit être présenté d'ici le 12 octobre, pour une publication prévue en décembre. Il sera accompagné du décret d'application de la loi d'urgence agricole.

Ce second texte autorisera les éleveurs habilités à utiliser des lunettes de visée nocturne ou thermique. Les tirs de nuit pourront donc être facilités.

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Des éleveurs divisés sur la réponse du gouvernement

Chaque année, les éleveurs font état de plus de 10 000 pertes d'animaux attribuées au loup. C'est cette pression qui pèse sur les décisions du ministère.

Certains départements alpins vont plus loin que le gouvernement. Ils réclament un seuil d'abattage fixé à 30 % de la population.

Patrick Bénézit, du syndicat FNSEA/FNB, s'est félicité des annonces. Il a toutefois regretté le retard pris selon lui par les pouvoirs publics.

La Confédération paysanne réclame plus de protection

Stéphane Galais, de la Confédération paysanne, porte un regard plus critique. Il regrette que les mesures de protection des troupeaux ne soient pas renforcées.

Il cite notamment les filets, les chiens de protection et le gardiennage. Ces outils permettent de limiter les attaques sans passer forcément par l'abattage.

Pour lui, le métier d'éleveur n'est pas de tuer des loups la nuit avec des lunettes thermiques. Il défend des tirs réalisés par des brigades mobiles spécialisées, dotées de moyens renforcés.

Pour la Confédération paysanne, la priorité devrait aller aux filets, aux chiens et au gardiennage plutôt qu'aux tirs de nuit.

Un « permis simplifié » annoncé pour les élevages

La ministre a fait une autre annonce, sans lien direct avec le loup. Une ordonnance réformant l'autorisation environnementale des élevages doit être publiée avant le prochain Salon de l'agriculture, fin février.

Ce texte sort les élevages du régime classique des installations classées, appelées ICPE. Il crée à la place un « permis simplifié ».

Il prévoit aussi d'abaisser les seuils d'autorisation pour les élevages de volailles et de porcs. La filière a salué ce projet, actuellement soumis à consultation publique.

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Questions fréquentes

Combien de loups peuvent être abattus en France en 2026 ?

Le plafond doit passer à 23 % de la population estimée, qui compte un peu plus de 1 000 loups. La ministre de l'Agriculture a annoncé ce relèvement lors du Sommet de l'élevage.

Combien de loups ont été abattus en 2025 ?

Le quota était fixé à 19 % en 2025. Cela correspondait à 190 loups abattus.

Est-il légal de tuer un loup en France ?

Non, la destruction du loup reste interdite en France. Seuls les tirs de défense des troupeaux et les tirs de prélèvement sont autorisés dans un cadre fixé.

Qu'est-ce que le report du quota de loups ?

Si le plafond n'est pas atteint une année, les loups non abattus pourront s'ajouter au plafond de l'année suivante. Un décret doit préciser cette règle, avec une publication prévue en décembre.

Les éleveurs peuvent-ils utiliser des lunettes thermiques contre le loup ?

Le décret d'application de la loi d'urgence agricole doit autoriser les éleveurs habilités à utiliser des lunettes de visée nocturne ou thermique. Ce texte accompagnera le décret sur le quota.

Pourquoi la Confédération paysanne critique-t-elle ces mesures ?

Elle regrette l'absence de renforcement des protections comme les filets, les chiens et le gardiennage. Elle préfère que les tirs soient confiés à des brigades mobiles spécialisées.

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Emilie Morlaes
Emilie Morlaes

Émilie Morlaes a toujours été passionnée par l'écologie et par une façon de vivre plus simple : produits sans chimie, bio, fait maison, consommation raisonnée. Ancienne gérante d'un salon de coiffure à La Grande-Motte, elle suit de près tout ce qui touche à l'environnement, à l'alimentation et aux produits du quotidien, et partage ici ce qui change concrètement pour vous.

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