
Elle paille ses poireaux avec la tonte fraîche de sa pelouse : trois semaines plus tard, les feuilles jaunissent au lieu de pousser vers le ciel
Il était sept heures, un matin de juin, et la tondeuse venait de se taire au fond du jardin. Josiane poussait la brouette pleine d'herbe tiède, l'odeur verte collée aux mains. Elle s'agenouilla devant les rangs de poireaux, étala la tonte à pleines poignées, bien épaisse. Ce geste-là, elle le croyait sage et économe, le genre de geste qui ne trompe pas.
























