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Samedi, porte de Charenton à Paris, un capitaine de gendarmerie mobile a vu ses jambes s'enflammer après le jet d'un cocktail Molotov. Trois suspects sont désormais recherchés, et l'enquête mobilise plusieurs méthodes complémentaires.
L’essentiel en 3 points
- Un capitaine de gendarmerie a été légèrement brûlé aux jambes lors d'une manifestation parisienne qui a réuni 70 000 personnes selon les autorités.
- Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique, confiée à la Sûreté territoriale.
- Les enquêteurs analysent les vidéos, cherchent de l'ADN sur les débris et comptent sur le renseignement humain pour identifier trois suspects.
Ce qui s'est passé porte de Charenton
La scène s'est déroulée samedi, en marge des manifestations parisiennes. Selon les autorités, ces rassemblements ont réuni environ 70 000 personnes dans la capitale.
Un capitaine de gendarmerie mobile était déployé porte de Charenton. Une bombe artisanale, un cocktail Molotov, a explosé à ses pieds au milieu d'une pluie de projectiles.
Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent sa jambe prendre feu presque instantanément. Deux collègues accourent pour étouffer les flammes.
Un homme en tee-shirt blanc et chapeau de paille leur prête main-forte. L'ensemble de la scène a été filmé sous plusieurs angles par des témoins.
Un éclat de verre ou un morceau de mèche peut suffire à relier un suspect à un fichier de police.
Un gendarme légèrement blessé, une enquête lourde
Le militaire s'en sort avec des blessures légères. Il a obtenu dix jours d'interruption totale de travail après son passage à l'hôpital.
Il est ensuite reparti travailler à Dreux, en Eure-et-Loir. Au micro de BFMTV, il a estimé que la catastrophe avait peut-être été frôlée.
Il explique ne pas avoir vu l'engin arriver, face au nombre de projectiles lancés par un groupe déterminé. Selon lui, personne ne peut savoir précisément d'où vient chacun d'eux.
- Analyse des vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux par les témoins.
- Exploitation des caméras de vidéoprotection pour retracer le trajet des trois suspects.
- Recherche d'ADN sur les débris du cocktail Molotov, comme le verre ou la mèche.
- Comparaison des traces génétiques avec les fichiers de police existants.
- Recueil de témoignages et appui des services de renseignement spécialisés.
| Élément | Information de la source |
|---|---|
| Lieu | Porte de Charenton, Paris |
| Participants à la manifestation | 70 000 selon les autorités |
| Blessure du gendarme | Brûlures légères aux jambes, 10 jours d'ITT |
| Qualification de l'enquête | Tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique |
| Suspects | Trois personnes vêtues de noir, type black bloc |
Une qualification pénale très grave
Dès samedi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a parlé d'une tentative de meurtre. Il a promis de tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs.
Dimanche, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Les investigations ont été confiées à la Sûreté territoriale de Paris.
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Les vidéos, première piste des enquêteurs
Retrouver une personne masquée dans une foule hostile reste difficile. Les enquêteurs commencent donc par exploiter les images tournées par les témoins.
Le parquet confirme que les vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux sont en cours d'analyse. Ce premier tri a déjà permis d'isoler trois personnes.
Ces trois suspects, vêtus de noir à la manière des black blocs, sont considérés comme de potentiels auteurs. Aucune interpellation n'avait eu lieu à ce stade.
Remonter le parcours grâce aux caméras
Rudy Manna, délégué national du syndicat Unsa police, compte sur les caméras de vidéoprotection. Il décrit un travail de fourmi pour reconstituer le chemin des suspects.
L'idée est de suivre les trois individus avant, pendant et après l'attaque. Les enquêteurs espèrent repérer le moment où ils se changent ou retirent leur masque.
Une rue adjacente, une voiture, un train ou le retour à domicile peuvent alors fournir un indice décisif sur leur identité.
Suivre un suspect jusqu'au moment où il retire son masque, c'est tout l'enjeu des images de vidéoprotection.
ADN et témoignages pour compléter le dossier
La police technique et scientifique intervient aussi. Elle cherche de l'ADN sur les restes du cocktail et sur les morceaux ramassés après l'explosion.
Une trace sur un éclat de verre ou sur la mèche pourrait tout changer. Elle serait décisive si elle correspond à un profil déjà enregistré dans un fichier de police.
Les enquêteurs misent enfin sur le renseignement humain et sur les services spécialisés, qui connaissent bien l'ultragauche et les black blocs. Selon Rudy Manna, certains suspects arrêtés pourraient parler pour ne pas porter seuls une accusation aussi lourde.
Pour le syndicaliste, un cap a été franchi. Il réclame des sanctions sévères et juge miraculeux que le gendarme n'ait presque rien.
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Questions fréquentes
Que s'est-il passé lors de la manifestation du 31 octobre à Paris ?
Un capitaine de gendarmerie mobile a été visé par un cocktail Molotov porte de Charenton. Ses jambes ont pris feu avant que ses collègues n'éteignent les flammes.
Le gendarme brûlé par le cocktail Molotov est-il gravement blessé ?
Non, il a été légèrement blessé. Il a reçu dix jours d'ITT et a repris le travail à Dreux après son hospitalisation.
Quelle enquête a été ouverte après l'attaque du gendarme ?
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Elle est confiée à la Sûreté territoriale de Paris.
Combien de suspects sont recherchés pour le cocktail Molotov ?
Trois personnes vêtues de noir, de type black bloc, ont été isolées comme potentiels auteurs. Aucune n'avait été interpellée au moment des faits rapportés.
Comment la police identifie-t-elle des casseurs masqués ?
Elle analyse les vidéos des témoins et les caméras de vidéoprotection pour suivre leur parcours. Elle cherche aussi de l'ADN sur les débris et recueille des témoignages.
Combien de personnes ont manifesté à Paris le 31 octobre ?
Selon les autorités, les manifestations parisiennes ont réuni 70 000 personnes. L'attaque contre le gendarme a eu lieu porte de Charenton.
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